Aujourd’hui nous allons nous pencher sur un paradoxe fascinant de notre époque : alors que de plus en plus de gens témoignent d’un épuisement professionnel, que le burn-out est devenu un phénomène de société et que les démissions explosent, des millions de joueurs passent leurs soirées et week-ends à… travailler.
Virtuellement, bien sûr. Dans des fermes à optimiser, des cuisines de restaurants à gérer, des usines à automatiser, des villes à construire. Ils cultivent des champs dans « Stardew Valley », livrent des colis dans « Death Stranding », trient des documents dans « Papers Please », construisent des convoyeurs dans « Satisfactory » ou gèrent un café dans « Coffee Talk ».
Et le plus étrange ? Ils adorent ça. Ils qualifient ces jeux de « relaxants », « satisfaisants », voire « thérapeutiques ». Comment est-ce possible ? Comment des activités qui ressemblent étrangement à du travail peuvent-elles devenir du divertissement ? Quelles mécaniques sont à l’œuvre ? Et surtout, qu’est-ce que ce phénomène nous dit sur notre rapport au travail, sur ce que nous recherchons et ne trouvons plus dans nos emplois réels ?
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